Posturopodie

Lombalgie et orthèses plantaires

Les lombalgies, notamment les lombalgies chroniques non spécifiques représentent un lourd fardeau pour la société par leurs fréquences et leurs coûts. Les podologues français participent au traitement des lombalgies, depuis le début du XXe siècle, en cherchant à corriger mécaniquement les dysmorphoses podales et en espérant ainsi traiter les étages sus-jacents.
A la fin du XXe siècle, un nouveau paradigme neurosensoriel enrichit les premières pratiques orthétiques correspondant à un paradigme mécanique. Il est aujourd’hui objectivé que les orthèses plantaires à visée neurosensorielle (semelles de posture) modifient l’ensemble de la posture. Pour optimiser l’efficacité du traitement par orthèses plantaires de la lombalgie, il convient non seulement de traiter les dysmorphoses podales, mais également de mettre en évidence les zones nociceptives cutanées plantaires, les dysfonctions proprioceptives et neurales podales qui empêchent la bonne intégration des informations provenant des mécanorécepteurs plantaires. Une fois celles-ci traitées, le podologue pourra déterminer les zones plantaires à stimuler pour réguler la posture et effectuer une remédiation posturale efficace et ainsi traiter les lombalgies.

Philippe Villeneuve — Podologue, Ostéopathe DO — Président de l’Association Posturologie Internationale (API)
42èmes Entretiens de Podologie — 13/14 octobre 2017 — p 161


Variation sensorielle et épine irritative d’appui plantaire inconsciente : l’analyse quantifiée de la marche objective son potentiel nociceptif

Afin de mieux comprendre la répercussion de l’épine irritative d’appui plantaire inconsciente (EIAPI), une pathologie sensorielle plantaire infraliminaire à la douleur sur la locomotion, l’effet de sa neutralisation sur la motilité podale, en limitant les afférences sensorielles, a été étudiée. L’analyse quantifiée de la marche et l’indice de force latérale-médiale (latéral-medial aéra) pour la force (M/LS) ont été enregistrés chez 15 sujets porteurs. La variation des afférences a été effectuée par interposition de mousse. Pour chaque paramètre (M/LF et M/LS), une analyse de la variance (Anova) a été réalisée, selon le type de pied (N : normal et P : pathologique) et les conditions sensorielles à quatre niveaux : départ et arrivée sur sol mousse. Les résultats confirment la potentialité nociceptive de l’EIAPI sur la locomotion et la régulation des activités posturo-cinétiques.

Marc Janin, Philippe Dupui
Laboratoire de physiologie, faculté de médecine de Rangueil Toulouse
Revue du podologue — n° 38 — Mars-avril 2011 — p 13–16


Le premier congrès international sur la thématique « Comment tester scientifiquement les orthèses ? » s’est déroulé du 24 au 14 mars 2011 à Aix-Les-Bains. Organisé en collaboration avec la Société française de médecine physique et de réadaptation (Sofmer), il a réuni scientifiques, industriels, concepteurs, utilisateurs et prescripteurs. Chaque famille d’orthèse (plantaire, de cheville, de genou, lombaire et cervicale) à fait l’objet d’une session spécifique (lecture et communications).

Revue du podologue — Mai-juin 2011